Tout public
Théâtre
1h
Bernard Grinbaum adresse une lettre à sa famille le 30 avril 1942. Au moment où il écrit, ce résistant de 20 ans sait qu’il va être fusillé par les Allemands dans deux heures, en représailles d’attentats.
« Je regarde l’avenir si plein de promesse pour la jeunesse car je pense, (passage censuré). »
Il y a ce passage censuré et puis cette lettre. Ces mots concis pour sa famille qui résonnent sur mon chemin. Et puis les questions autour de ce silence. Un passage censuré mais pourquoi ? Et cette question : Quel message devait absolument disparaître aux yeux d’un régime fasciste ?
Ce vide traverse le temps et ouvre un espace immense. Un espace de refus. Un espace pour dire non à la montée du fascisme. Il reste aussi ces mots : « N’avoir qu’une seule pensée, vivre. »
Vivre debout. Vivre comme un acte de résistance.
Ces mots, pour chercher à résister. Ces mots, pour guider mes pas.
Écriture, mise en scène et jeu Simon-Pierre Pellegrin
© Estel Chourin