Tout public
Théâtre musical
« Sous le pont du 8 novembre, promis à la démolition, un homme se tient face aux bulldozers. C’est là que son père a été pendu sous le régime de Sékou Touré, premier souvenir fondateur de son existence. Né au camp Boiro, prison politique où sa mère était enfermée, il porte en lui la mémoire de la terreur d’État. En racontant son histoire, il tente de résister à l’effacement du lieu et de ce qu’il symbolise. La parole devient un ultime rempart contre l’oubli. Entre mémoire intime et histoire collective, la pièce interroge ce que signifie survivre à un passé que l’on cherche à détruire. » Hakim Bah
8 novembre est un monologue nous plongeant dans les années sombres de la Guinée sous le règne de Sékou Touré. Les pendaisons publiques étaient courantes. Le camp Boiro enfermait les prisonniers politiques et a vu mourir 50 000 personnes sous la torture ou par la diète noire (tuer un prisonnier par inanition, une mort par la faim et par la soif).
Le protagoniste de cette pièce est né dans le camp Boiro, sa mère y étant emprisonnée. Lorsqu’il découvre son père pour la première fois, il est pendu à un pont : le pont 8 novembre, temple des pendaisons sous le régime de Sékou Touré. L’histoire qui se cache derrière cette pendaison est plus ancienne que ce jour de 1971. Elle se niche dans les plis et les convulsions de la colonisation – comme souvent.
Accompagnement musical par Victor Pitoiset.
Hakim Bah
Né en Guinée, Hakim Bah est metteur en scène et auteur de plusieurs pièces de théâtre récompensées par de nombreux prix et parues aux éditions Lansman, Quartett, Théâtre Ouvert et Passages. Ses textes sont lus, mis en scène et joués en France, en Belgique, en Guinée ou encore au Burkina Faso. Il codirige par ailleurs la compagnie Paupières Mobiles à Paris et assure la direction artistique du festival Univers des Mots en Guinée.
// Hakim Bah animera également un atelier d’écriture le samedi 14 mars à la Bibliothèque de la Goutte d’or de 11h à 13h.